Le site des fabriques d'église de la Ville de Namur


Le GEFEN asbl, Groupement d'Entraide des Fabriques d'Église de Namur, regroupe les fabriques d'église de 39 paroisses de la Ville de Namur.

  

Sa mission se caractérise par :

  • la transmission et l'explication de tout texte qui peut avoir un impact sur la gestion des biens d'église
  • une fonction de représentation de l'ensemble des fabriques de Namur auprès des autorités civiles et religieuses
  • une assistance technique auprès des fabriques, essentiellement pour la gestion comptable et budgétaire.

 Consulter le fil des nos actualités  [Clic ici]        dernière mise à jour ce 25 juin 2019


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Nous en appelons à vous qui aimez votre village, votre clocher au point de bien vouloir partager bénévolement vos compétences. Qu'il s'agisse de comptabilité, d'informatique en proposant des outils, d'actualités, de la finance et de droit … Venez nous rejoindre… 

Au fond, qu'est-ce qu'une fabrique d'église ?

Vous avez été contacté par votre paroisse pour faire partie du Conseil de fabrique et vous vous posez bien des questions avant de vous engager…

La Vidéo ci-contre vous en donne un très bon aperçu.

 

Le site du Diocèse de Namur vous donne également une réponse à cette question.

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Qu'est-ce qu'une fabrique d'église ?
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Extrait du discours de l’échevin des cultes , Monsieur Tanguy Auspert - Un bon rappel des obligations des communes, que nous publions sur notre site comme document de référence

Extrait du discours lors de la remise des clés à la FE Saint-Symphorien.

 

Certains m’ont dit, la Ville a l’obligation de permettre l’exercice du culte dans chaque paroisse reconnue, faisant ainsi référence au décret de 1809 relatif aux cultes reconnus pris en charge par les communes et provinces.

Néanmoins, le dernier décret de la Région wallonne indique que les communes peuvent prévoir des montants annuels précis et limiter leur intervention à ces montants, tant pour

l’investissement que pour le fonctionnement des lieux de cultes. Mais à Namur, nous n’en sommes pas encore à ce stade. Je profite du fait d’aborder ce « décret culte » pour clarifier certaines choses ou certaines confusions que le citoyen lambda exprime régulièrement.

Lorsque l’on dit que les communes ont l’obligation de subvenir au déficit de l’exercice du culte, il faut savoir que cela signifie que les frais de fonctionnement liés au culte (chauffage, électricité, nettoyage, salaire de l’organiste, remboursement de frais du sacristain, frais du comptable de la Fabrique d’Eglise, petites réparations de l’église, …) sont à charge de la commune d’une part.

Et d’autre part, la commune a l’obligation d’assurer le logement au prêtre desservant, c’est-à-dire, du prêtre qui a la charge d’une paroisse.

 

Prendre en charge le logement signifie : soit de lui procurer un logement, soit de prendre en charge le loyer d’un logement situé sur le territoire de sa paroisse, ou d’une de ses paroisses. Mais faudrait-il encore que la valorisation de ce logement soit faite correctement. Pour information, la commune valorise quelque fois cette indemnité de logement à 350 ou 400 €. Qui peut encore trouver un logement pour ce prix à Namur ? Sachant que ce logement doit comporter une salle de réunion, un bureau, une pièce d’archive, et idéalement 2 chambres afin de pouvoir accueillir l’autorité ecclésiastique en visite dans sa paroisse.

 

Cela signifie que contrairement à ce que certains pensent, les communes ne sont jamais intervenues pour prendre en charge des salles paroissiales, des locaux associatifs appartenant à des asbl distinctes même si elles sont proches de la paroisse. Les seuls lieux de culte à charge des communes sont les églises et les presbytères.

 

Il existe également les chapelles, ou églises dite privées, qui appartiennent à des communautés ou associations, ou parfois à des paroisses. Cependant ce ne sont pas des lieux de culte liés à une paroisse et ces bâtiments ne sont pas à charge d’une commune non plus.

 

Enfin, le salaire des prêtres est à charge du SPF Justice qui dépend de l’Etat fédéral. Alors ne nous faisons pas de fausses idées, il s’agit de barèmes qui ne sont pas en relation avec le niveau d’études effectuées pour assurer la charge de prêtre d’une ou plusieurs paroisses.

Le barème proposé est nettement inférieur à celui de fonctionnaires fédéraux ayant effectué le même niveau d’études. En plus, au fur et à mesure des années, le nombre de prêtres a fortement diminué et cela a eu pour conséquence d’augmenter le nombre de paroisses que chaque prêtre a en charge.
 

Mais le plus gros problème qui sera rencontré dans les années futures sera d’assurer de manière structurée et planifiée l’entretien des édifices de cultes (toitures, murs, chaudière, installations électriques, système d’alarme, …) et ne pas y faire face aujourd’hui ne fera qu’augmenter le coût futur. Croyez un échevin du Patrimoine et des Cultes qui a pris ses fonctions après près de 30 ans de services légers

en la matière…

 

Certains diront un peu facilement, « on peut en fermer certains ou les transformer à telle ou telle destination ». Alors chaque fois qu’on aborde le sujet d’une éventuelle fermeture d’un édifice religieux, la majorité des citoyens locaux, même les non croyants, ne souhaitent pas que l’on ferme celui de leur village ou de leur paroisse !

 

Parce qu’on y a enterré un proche, parce qu’on a été au mariage d’un ami, parce ses enfants y ont fait leur communion, parce qu’on y a été baptisé,… ou tout simplement parce qu’après la fermeture de l’école du village, après la disparition de l’ancienne maison communale et après la fermeture du bistro local, l’église est devenue le dernier endroit de rassemblement occasionnel avec ses voisins, avec les

personnes qui habitent le même quartier, mais aussi parce que bon nombre de citoyens souhaitent encore pouvoir se recueillir même occasionnellement !

 

Je fermerai ici la parenthèse relative aux bâtiments de culte à charge des communes et provinces.

 

Tanguy Auspert

Echevin